L'Historique de St André


2) Enfin un certain Monsieur ROGELET

L’école de la rue d’Ormesson, devenait simple école de quartier, tout comme celle de l’Esplanade Cérès.

Monsieur l’Abbé CHAMSAUR, curé de Saint André s’inquiétait de cet état de fait, quand un Monsieur se présenta chez lui et dit «M. le Curé, je veux faire une bonne œuvre et je m’offre à fournir tous les fonds nécessaires à l’établissement d’une école libre ».Charles Rogelet

Il s’agissait de M. Charles ROGELET, né en 1810, dans les Ardennes, venu à REIMS vers l’âge de 18 ans et qui avait brillamment réussi dans les affaires de l’industrie lainière.

Son offre généreuse fut vite acceptée. On fit l’acquisition d’une ancienne usine au 9 rue Saint André (la rue Saint André correspond à l'actuelle rue Raymond Guyot, le n° 9 à l’immeuble qui faisait face à l'ancienne Clinique des Bleuets), on la démolit et on construisit l’école Rogelet, dont il assura, sa vie durant, tous les frais. (Il mourut à REIMS, rue Ponsardin, le 8 janvier 1894).

Cette école, dirigée par les Frères des Écoles Chrétiennes, était, au dire de l’inspecteur de l’époque, «l’établissement parfait sous le rapport de l’hygiène ».

En 1888, l’école devint de nouveau Communauté, dirigée par le Cher Frère ALVARD, et le resta jusqu’en 1904, c’est à dire jusqu’à la suppression de l’établissement par les lois combistes.

La politique anticléricale d’Émile COMBES avait, en effet, abouti à la loi de séparation de l’Église et de l’État, provoquant une rupture du gouvernement républicain avec le Saint Siège. En juillet 1904, un décret inexorable ferma brusquement toutes les écoles libres ; cette loi n’épargna pas l’école Rogelet de REIMS que les Frères durent abandonner dans des conditions difficiles : ils ne reçurent plus aucun traitement, plusieurs durent loger dans des familles amies et trouver là des vêtements civils qui leur permettraient de reprendre l’école.

Celle-ci rouvrit ses portes dès octobre 1904, sous la direction du Cher Frère BONAVENTURE, pour les refermer au début de la grande guerre.

Sitôt la guerre terminée, on reconstruisit l’immeuble des Frères dont la partie supérieure avait été démolie par les bombardements, y adjoignant même un second étage.

Lorsque les travaux furent terminés, on constata que la pénurie des maîtres ne permettait pas la réouverture de l’école par les Frères. Ainsi les enfants de la paroisse continuèrent-ils à fréquenter le cours mixte créé pendant la guerre par une demoiselle GRANDEL.

Mais les bâtiments du 9, rue Saint André, ne restèrent pas inutilisés : on y célébra les offices de la paroisse jusqu’à ce que l’église Saint André, très endommagée par la guerre, fût rendue au culte (en 1926). Elle servit aussi au patronage des garçons.

Parallèlement, l’école des garçons Charles Rogelet avait été recréée par M. le Curé. Elle fonctionnait 15, rue Ferrand et communiquait avec le Petit Séminaire dont elle faisait partie, aux yeux de la loi. Mesdemoiselles LEFEVRE et LEGER en furent successivement directrices jusqu’à la reprise de l’école par les Frères en 1938.

Il fut alors convenu que cette école reprendrait son ancien local au 9, rue Saint André, la communauté des Frères restant installée au Petit Séminaire. Notons que l’année scolaire se termina par l’examen du Certificat d’Études que sept élèves réussirent sur sept élèves présentés.

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